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 La majestueuse Claudia

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belial83
Elle couche avec le MJ !
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Messages : 571
Date d'inscription : 16/12/2009
Age : 34

MessageSujet: La majestueuse Claudia   Dim 25 Mar - 21:34

Je suis Claudia Addams, peintre expressionniste et bien plus encore …
Je suis née en 1930, à Philadelphie dans l’Etat de Pennsylvanie. J’étais donc très jeune lors de la Seconde Guerre Mondiale. Je n’ai donc que peu de souvenir de ses années terribles mais  l’horreur de ce monde ne m’a pourtant pas échappé. Bien qu’ayant vécu mon adolescence à une époque de renouveau économique, dans une famille relativement modeste, mon père a fait en sorte de ne pas être envoyé sur le front, et en a profité pour prospérer.  
Mon enfance a été d’une tranquillité mortelle et monotone au milieu de ma fratrie composée de 3 frères et une sœur. Et je n’ai pas été un cadeau pour mes très chers parents Robert et Margareth Addams. De plus, j’ai eu la « chance » d’être l’aînée de leur descendance et de ce fait, il était « normal » d’épauler ma mère dans sa tâche de maîtresse de maison qui consistait naturellement à s’occuper de la maison et des enfants. L’image parfaite de la famille américaine de classe moyenne : le mari travaillant et qui met les pieds sous la table en rentrant le soir, et qui attend que sa femme mette la table et s’occupe des enfants, et tout ça avec le sourire.
L’avenir, selon moi, était différent de cette vie de femme au foyer qui manquait cruellement d’indépendance et d’épanouissement personnel. J’avais envie d’élargir mes horizons et ma culture. Je cherchais un moyen d’exprimer mes sentiments et de montrer au monde ma vision de cette réalité qui ne ressemblait en rien à cette petite vie « idyllique » et si bien rangée. En quoi la perfection de la famille résiderait dans ce schéma répétitif et cadré des journées identiques les unes avec les autres. Cette pensée conventionnelle que l’homme travaille et est libre de ses actes autant que de ses pensées pendant que l’épouse est gardienne ou plutôt prisonnière du foyer conjugal et esclave de son mari et ses enfants sans la liberté d’avoir ses propres opinions. Cette normalité et ce manque d’individualisme me révoltaient. Je voulais à tout prix sortir du rang.
Au début, j’ai essayé de me vêtir de façon différente, je jouais les rebelles. Mais finalement je ne faisais qu’entrer dans une nouvelle catégorie, celle des adolescents. La classification et la catégorisant des personnes me rendaient folle, j’avais la sensation de ne rien pouvoir faire pour m’en sortir jusqu’au jour où je découvris la peinture. L'expressionnisme abstrait apparut dans ma vie en 1948, au cours d'une exposition à New York lors d’une « expédition » que j’avais décidé d’entreprendre. C’était la première exposition organisée autour du mouvement expressionniste abstrait. Je savais désormais par quel moyen exprimer mes sentiments. Mes parents n’avaient guère le même enthousiasme que moi vis-à-vis de ce projet. Mais pour éviter tout conflit je décidai donc de faire ce qu’ils voulaient jusqu’à mes 20 ans (et le temps également de mettre assez d’argent de côté afin de m’installer à New York). Mon sérieux et mon calme apparent ne m’empêchaient pas pour autant de m’instruire discrètement sur ce nouveau mouvement artistique qui me transcendait.
Au lendemain de mes 20 ans, comme promis à mes parents j’ai pris mes affaires et suis partie pour New York, paradis de la culture artistique. Enfin, c’est un paradis pour les gens qui ont les moyens d’y vivre. Ma vision abstraite des choses a failli me faire oublier la réalité concrète de la vie. Ma première année à New York fut en grande source d’inspiration pour mon expression picturale. Mes œuvres furent les plus sombres et les plus dénuées de couleurs que j’ai pu faire, mais aussi les plus réussies (selon mes critères en tout cas). Hélas, je n’avais pas beaucoup le temps de m’exprimer pleinement. Il a fallu que travaille dur afin de vivre dans cette ville si riche de cultures et d’horizons variés. J’ai beaucoup économisé même sur le matériel de peinture afin de pouvoir entrer dans une école. J’ai suivi les cours de 1951 à 1953 dans l’école d’art de Hans Hoffman qu’il avait créé à New York. Je pouvais enfin apprendre de nouvelles techniques et en connaître davantage sur les œuvres de Munch ainsi que de Willem de Kooning dont j’admirais beaucoup les peintures. Je pus ainsi apprendre la technique du Push and Pull (qui est une règle essentielle de l’enseignement de Hans Hofmann où la couleur est considérée dans sa gradation vers sa saturation dite de Push and Pull (pousser/tirer) qui peut être définie comme la règle du Contraste d’Intensité.) Hofmann pensait que l'acte de peindre comportait des significations psychologiques. Dans son cas, l'opulence de la couleur et du surfaçage étaient des signes d'une personnalité hédoniste. Il se distingue de la peinture pessimiste des expressionnistes abstraits de son époque par l'expression de sa joie de vivre. Cependant, ma vision de la vie et du monde était différente de la sienne. Et après trois années d’études, je me sentais prête et j’avais surtout besoin de mon indépendance et de ma liberté. D’autre part, mes économies commençaient à dépérir autant que mon inspiration.
J’avais besoin de désarroi et de sentiments négatifs pour que mon art soit à son apogée. Tout comme le Cri de Munch m’évoquait la dépression et la solitude, je souhaitais que mes peintures suscitent des émotions de dégoût, de désespoir ou au contraire une passion violente et destructrice. Les années qui suivirent m’apportèrent la révélation. Après quelques boulots de serveuses dans des bars sordides, j’ai voulu explorer les plus bas instincts de l’Homme. Les rencontres et les soirées auxquelles j’ai pu assister dans le cercle artistiques New-Yorkais m’ont permis de découvrir l’ivresse et la déchéance suite à la dépendance aux substances illicites. Les relations que j’ai pu créer m’ont également donnée l’occasion d’exposer quelques unes de mes œuvres (dont le succès fut mitigé). Les soirées se succédaient et mes peintures finissaient par se répéter elles aussi. La drogue ne me suffisait plus, j’avais besoin d’évoluer. C’est ainsi que je me suis égarée dans la Luxure. Je découvris les clubs très particuliers de la grande ville, dans des lieux discrets et mystérieux. Je commençais par des découvrir les clubs d’échangisme mais c’était trop sage pour moi. Et puis, un soir, je suis rentrée dans un endroit assez spécial. Il paraissait n’être qu’un lieu de débauche de plus et je n’avais pas grand espoir de trouver quelques divertissement digne d’intérêt. Mais c’est là que je fis la rencontre qui changea ma vie ou plutôt qui la fit évoluer. Elle se nommait elle-même Lady Heather.
L’endroit « The Unchained Lady » se révéla être un lieu où tout était permis, surtout si ce que vous vouliez faire avait pour but de donner des sensations à son ou ses partenaires (sensations bonnes ou mauvaises selon votre vision des choses). Les distractions et émotions qu’elles faisaient ressentir me semblèrent intéressantes et plutôt inattendues parfois. Après quelques pratiques originales et inédites dans les pratiques de Bondage, Discipline, Domination, Soumission et Sado-Masochisme (comme par exemple la momification, le cannibalisme retourné, les jeux de bougies ou encore le Rubber Doll), j’ai réalisé à quel point le corps humain pouvait éprouver diverses émotions intenses. D’ailleurs, l’expérimentation sur autrui de douleurs et plaisirs m’a beaucoup inspirée et titillée ma curiosité. Le plaisir que je pouvais prendre à faire souffrir l’espèce humaine était jouissif, ce qui n’échappa pas au regard d’Agatha. Agatha est une femme magnifique, énigmatique et passionnée. Elle s’intéressait beaucoup à ma peinture. Nous avons passé des soirées extrêmes en sensations.
Et un soir, elle m’offrit la plus inoubliable des émotions : la Morsure du Vampire …

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